Serie A : L’AC Milan surclasse Naples d’un Koulibaly passif

Effrayant de réalisme et porté par un Zlatan Ibrahimović double buteur, Milan a séché un Napoli séduisant dans le jeu, mais trop souvent stérile dans les seize mètres lombards.

On va finir par ne plus parler que de lui. Zlatan Ibrahimović n’a jamais été un modèle de discrétion, mais cette saison, le Z est le soleil d’un Milan qui gravite décidément autour de son grand corps. Ce dimanche, le Suédois n’a eu que deux occasions déposées dans sa besace et planté deux pions, permettant aux siens de laisser sur place un Napoli pourtant séduisant dans le jeu. Avant néanmoins de sortir sur blessure en fin de rencontre. La seule sale nouvelle qui vient ternir le quotidien de Rossoneri, qui conservent leur couronne de leader de Serie A.

Réputés pour leur sérieux défensif cette saison, le Napoli et le Milan commencent le sommet de la soirée portes closes. Des deux côtés, les blocs équipes sont bien en place, même si les cadenas ne sont pas placés aux même endroits. Quand le Napoli ferme ses volets près de sa surface, Milan verrouille ses serrures très haut sur le pré, étouffant la relance adverse, grâce au pressing tout terrain de Kessié, Hernandez, Bennacer et tutti quanti. Un pari payant : les Partenopei cafouillent trop de ballons près de leur cage et Theo Hernandez va forcer l’ouverture, en déboulant furieusement sur son couloir droit. Sur le centre qui suit, Zlatan casse le fermoir napolitain, en ouvrant la marque d’un coup de casque puissamment placé. De quoi forcer Naples à arrêter de calculer. Les Azzurri se découvrent, reprennent la possession de balle, et déroulent un football plutôt flatteur pour les mirettes. Donnarumma doit s’interposer pour sortir une frappe en pivot de Mertens, quand Di Lorenzo, poissard, tape la barre à la suite d’une action confuse sur corner.

Problème : les Napolitains ont beau mieux manier la gonfle, ils n’en restent pas moins plombés par l’absence de Victor Osimhen, blessé. Sans vrai attaquant de surface, les gars de Gattuso centrent souvent pour du beurre, là où Milan, avec Zlatan, peut se régaler de la moindre miette dans la surface. Servi par un centre de Rebić et bien aidé par la passivité coupable de Kalidou Koulibaly, le Suédois peut y aller de son doublé, de près. Dur pour les gars de Gattuso, qui reprennent quand même espoir quand Mertens, à la conclusion d’un beau mouvement collectif, peut réduire la marque à bout portant. Sauf que Bakayoko se prend dans la foulée un second jaune synonyme de rouge et pète tout de suite la dynamique positive du club de Campanie. Naples ne s’en remettra pas et même la blessure de Zlatan, remplacé en fin de match, ne pourra pas pourrir la soirée des Rossoneri. Hauge en contre, poussera le vice à ajouter un troisième pion pour le Diavolo. Un superbe succès pour les Rouge et Noir, qui continuent de planer en haut, tout en haut de la Serie A.

SO FOOT

Source link