« Nous voulons continuer à investir au Sénégal » – Jeune Afrique

Administrateur de l’aéroport Blaise-Diagne de Dakar, Hakan Oztürk décrypte la stratégie du groupe turc au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Mozambique.


Deuxième groupe de Turquie pour la construction (classement ENR), Limak, qui compte 60 700 employés dans le monde, est présent dans quatorze pays, dont, en Afrique, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Mozambique. L’entité Limak Construction (aéroports, ports, barrages, pipelines, complexes immobiliers, hôtels…) est également active dans la production de ciment, où elle est leader en Turquie, et dans le tourisme.

L’entité Limak Invest chapeaute, elle, le secteur de l’énergie (centrales hydrauliques et solaires) ainsi que les projets BOT (Build, Operation and Tranfer), en Turquie, au Sénégal, au Kosovo et en Macédoine.

Membre de son conseil d’administration, Hakan Oztürk est chargé des projets de ports et d’aéroports. Il est notamment administrateur de l’aéroport international Blaise-Diagne (AIBD) de Dakar. Pour Jeune Afrique, il décrypte la stratégie de Limak en Afrique.

Jeune Afrique : Depuis trois ans, Limak cogère l’AIBD de Dakar. Comment en êtes-vous arrivé là ?

Hakan Oztürk : Au début de 2016, Limak été invité au Sénégal pour terminer les travaux de Blaise-Diagne, que le groupe saoudien BinLadin avait réalisés à 70 %. En proie à des difficultés économiques, celui-ci avait jeté l’éponge en 2014, suivi par Fraport, le gestionnaire de l’aéroport.

Avec notre compatriote turc Summa, nous avons formé un joint-venture et négocié avec l’État sénégalais : à la condition que nous terminions la construction de l’aéroport dans les meilleurs délais, nous en obtenions la gestion pendant 25 ans. Mobilisant 1 500 ouvriers, dont 500 Turcs, nous avons tout terminé en huit mois. Ce n’était pas pourtant pas une mince affaire, car le chantier était à l’arrêt depuis deux ans.



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