banlieues de Dakar, la révolution capitale – Jeune Afrique

Un car rapide à Pikine, dans la banlieue de Dakar, en février 2019.

Un car rapide à Pikine, dans la banlieue de Dakar, en février 2019. © REUTERS/Zohra Bensemra

Hier très populaires, les communes de Guédiawaye et Pikine attirent aujourd’hui la classe moyenne. La métropole dakaroise, où l’opposition espère s’imposer, jouera un rôle décisif lors des élections locales de 2021, trois ans avant l’échéance présidentielle sénégalaise.


Une poignée de gamins du quartier posent leur regard curieux sur la chorégraphie de trois danseurs qui s’exécutent au rythme de l’afrobeat devant la fresque d’un ghetto-blaster géant et un portrait de Nelson Mandela. Le centre Guédiawaye Hip-hop, devenu incontournable dans la vie culturelle de cette ville de la banlieue de Dakar, accueille tous les jours les jeunes du coin. À moins d’un kilomètre de là, le chantier du futur hôtel de ville avance bon train. Située à quelques pas, l’actuelle mairie deviendra bientôt un centre commercial. Dans les allées Serigne Saliou Mbacké qui la desservent, les jardinières verdies et la peinture fraîche remplacent progressivement le sable et les gravats.

À l’échelle d’une ville de 500 000 habitants, c’est encore bien peu, mais ces aménagements tranchent avec l’image d’entassements d’habitats précaires que l’on colle d’habitude à la banlieue de Dakar. Aliou Sall, le maire de Guédiawaye, y voit les signes d’un frémissement culturel, commercial et urbain en marche dans la ville, et plus largement dans toute la périphérie de Dakar. Avec plus de la moitié des 3,6 millions d’habitants recensés autour de la capitale sénégalaise, la banlieue aspire à changer de visage.



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