Redéfinition des entreprises dans le contexte de Covid-19 : Des acteurs misent sur l’auto-disruption

L’auto-disruption est indispensable avec la crise liée au coronavirus! C’est du moins ce qui ressort de la discussion en live organisée hier par Financial Times autour de la « Redéfinition des entreprises via l’auto-disruption » et qui a vu la participation, entre autres, d’un représentant de Philip Moris international et de Orange Sénégal. Cependant, il a été indiqué lors des échanges, que cette auto-disruption « doit être utile et inclusive, répondre à un besoin ou qu’elle révèle une opportunité ou encore soulage une douleur des populations.  »

Redéfinition des entreprises dans le contexte de Covid-19 : Des acteurs misent sur l’auto-disruption
« On ne l’a pas seulement vue,  on l’a voulue », déclare le représentant de Philip Moris au débat, faisant allusion aux cigarettes électroniques. Cette auto disruption, ajoute-il, on l’a pensée, on a fait de sorte que cela se passe pro-activement et c’est cela qui nous différencie peut-être de la plupart des autres cas. Car, explique-t-il, pour les autres cas c’est la technologie, l’innovation qui provoque ce changement, pour ne pas dire la disruption.

Alors que chez Philip Moris, il est souligné que c’est la reconnaissance qu’ils avaient un produit nocif, qui crée une dépendance et qu’il fallait faire quelque chose de différent pour remédier à cela. Mais, précise-t-on, il n’y avait pas de menace extérieure due au changement technologique, sinon il fallait s’éloigner complètement des cigarettes classiques et les remplacer par un produit entièrement beaucoup plus complexe basé sur la science et la technologie.

A travers les échanges, il ressort que la Covid-19 est devenue un élément accélérateur de paradigme et des changements au niveau de tous les secteurs. Seulement, confie-t-on, cette auto disruption va avec des doutes et que c’est normal parce que le changement provoque souvent ses doutes. Par exemple, « à Orange, il y a 10 ans il n’y avait pas forcément une grande contrainte pour dire qu’il faut aller exercer un nouveau métier dans les services financiers parce que tout allait très bien ».

Mais c’est de là que la difficulté vient parce que ces doutes sont toujours présents et c’est ce qui fait l’importance de l’auto disruption car sinon il y aura la disruption qui viendra de l’extérieur et l’on sera beaucoup moins préparé à l’affronter, à se réinventer.

Il est également relevé à partir de ce débat initié par Financial times qu’il ne faut, tout de même, pas croire à la technologie juste pour innover. Car, « une innovation doit être utile et inclusive, répondre à un besoin ou qu’elle révèle une opportunité ou encore soulage une douleur des populations. » 
Bassirou MBAYE




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