Naa Sika du Ghana et Tonti+ du Bénin lauréats

Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé aujourd’hui les gagnants du Prix Mission Billion, édition « Wuri Afrique de l’Ouest », un challenge soutenu par le programme d’identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion (WURI) et par l’initiative Identification pour le développement (ID4D).

Selon un communiqué de presse, le programme Wuri facilite l’accès aux services par le biais de plateformes d’identification de base (« foundational identification platforms » ou fID en anglais) à environ 100 millions de personnes au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Niger et au Togo, indépendamment de leur nationalité ou de leur statut juridique. Naa Sika du Ghana et Tonti+ du Bénin sont les deux gagnants.

Naa Sika, lauréate du premier prix, originaire du Ghana, est une plateforme de micro-épargne qui permet aux travailleurs du secteur informel, tels que les femmes commerçantes, d’accéder à des portefeuilles numériques et à des comptes d’épargne sans frais.

Tonti+au Bénin, gagnant du deuxième prix, est un groupe d’épargne informel numérisé qui permet aux conducteurs de moto-taxis de mettre en commun leurs économies et leurs crédits grâce à des contributions quotidiennes », lit-on dans le communiqué. Ces deux solutions visent à encourager les travailleurs du secteur informel à s’inscrire et à participer aux programmes de sécurité sociale. Un jury de haut niveau a sélectionné les gagnants qui recevront des prix en espèces de l’initiative ID4D et un mentorat de Google Developers Experts.
Des mentions honorables ont été décernées à Universal social protection wallet, une solution d’une équipe basée au Kenya, et à NaYa Limited, une solution provenant  du Cameroun. Les autres équipes finalistes
comprenaient : MicroPensions for retirement resilience (Ghana), MiKashBoks (Sierra Leone) et Townpay (Senegal).

Le Prix Mission Billion, édition « Wuri Afrique de l’Ouest » soutient les systèmes d’assurance sociale pour le secteur informel, qui sont construits sur des plateformes d’identification fondamentales et sont interopérables avec les registres sociaux, afin de renforcer la résistance aux chocs futurs.

«En Afrique subsaharienne, les travailleurs du secteur informel passent souvent à travers les mailles des programmes de protection sociale existants car ils ne sont souvent pas éligibles aux prestations des filets de sécurité sociale et aux programmes d’assurance sociale prévus pour le secteur formel.  Les travailleurs du secteur informel représentent 80 % de l’emploi total, dont près de 90 % sont des femmes », a déclaré Dena Ringold, directrice régionale de la Banque mondiale pour le développement humain en Afrique occidentale et centrale.
Adou FAYE

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