Le Projet Defi-Archipelago cible 450 jeunes

Le chômage et le sous-emploi font fuir de nombreux jeunes vers l’Europe, surtout en cette période de pandémie à coronavirus, où ils sont nombreux à braver la mer pour rejoindre la cocagne. Mais, cette aventure leur est lourdement fatale avec d’importants morts ou de portés disparus. En réponse à cette mort programmée, le projet Defi-Archipelago des gouvernements de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Wallonie sur demande de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad) est mis en route pour augmenter les opportunités d’emplois pour les jeunes chômeurs et migrants de retour dans les régions de Dakar, Diourbel, Kolda et Louga.

Ledit projet vise à renforcer les compétences techniques et l’employabilité des jeunes bénéficiaires dans les secteurs du bâtiment/travaux publics (Btp), de l’eau para-agricole et de la transformation des produits agroalimentaires, en vue d’améliorer leur insertion sur le marché du travail. Ce projet cible 450 jeunes chômeurs, femmes, jeunes déscolarisés et jeunes migrants de retour âgés de 16 à 40 ans, et issus des 4 régions d’intervention, des Chambres de commerces et centres de formation des 4 régions d’intervention, des entreprises (Pme) et branches professionnelles.

AUGMENTATION DU QUOTA DES REGIONS SOUHAITEE

A terme, 450 jeunes des régions concernées seront formés et les entreprises partenaires verront aussi leurs capacités renforcées. Egalement, un accent particulier sera mis sur la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. A cet égard, «150 bénéficiaires y seront formés avec un accompagnement à la création d’entreprises», a dit le ministre du commerce et des Pme Assome Aminata Diatta.

Compte tenu des retours positifs et très encourageants des acteurs dans les régions qui ont saisi l’intérêt du projet et dans un contexte de retour des tentatives d’émigration clandestine, «il me parait important que les quotas du nombre de jeunes formés alloués à chaque région soient augmentés», en a ainsi-t-elle demandé à l’Union européenne et le partenaire Apéfé de Belgique, aux partenaires techniques et financiers et chambres consulaires.

Abdoulaye Sow, président de la chambre consulaire de Dakar a pour sa part salué la solidarité active entre «les chambres de commerce régionales pour faire face à l’émigration clandestine en prenant en compte les articulations des points de convergences entre les problématiques de l’émigration, de l’emploi et de la compétitivité des entreprises dans le cadre de la formation viable…».

Stephan Plumat, directeur Apefe Bruxelles et Paolo Baldan, coordonnateur du programme Archipelago (Sequa) par vidéoconférence ont salué les efforts du gouvernement du Sénégal et s’engagent à l’accompagner. Tout comme la cheffe de coopération de la délégation de l’Ue au Sénégal Cecile TassinPelzer.
RP221/http://www.sudonline.sn 

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