Le plaidoyer de la Fao pour lutter contre la faim

Elle est à son avis, en train d’induire des discontinuités dans l’ensemble du système alimentaire : de la production à la consommation en passant par le marché et de compromettre la chaine alimentaire tant dans la disponibilité que l’accessibilité à la nourriture.

Il a révélé que le rapport sur l’état de la sécurité alimentaire et nutritionnel dans le monde  publié par la Fao en 2020 a révélé que 690 millions de personnes ont faim dans le monde soit environ 10% de la population mondiale. Malgré l’amélioration de la productivité agricole sur le plan mondial, il ajoute que plus de 2 milliards de personnes sont encore touchées par les problèmes d’insécurité alimentaire. En outre les effets de la pandémie de la Covid-19 pourraient faire basculer 130 millions de personnes en situation de faim chronique d’ici la fin de l’année à travers le monde.

«La célébration de la journée mondiale de l’alimentation de cette année est une occasion, pour nous tous, de jeter un regard nouveau sur l’évolution de la situation alimentaire et nutritionnelle dans le monde et particulièrement en Afrique, de partager nos réflexions et nos moyens pour construire un monde libéré de la faim et de la malnutrition. C’est aussi le moment de sensibiliser le public sur le rôle que chaque acteur doit jouer dans la transformation de nos systèmes alimentaires en changeant la façon de produire, de transformer, de consommer et éviter tout gaspillage de nourriture », a déclaré Dr Gouantoueu Robert Guei. Selon lui, nous devons produire plus et mieux avec des pratiques agro sylvo pastorales et halieutiques diversifiées, respectueuses de l’environnement basées sur des connaissances endogènes savamment combinées à des techniques et technologies modernes adaptées aux besoins des petits producteurs. Il affirme que nous devons également prendre conscience que la durabilité de la production alimentaire n’est que l’une des facettes du défi qui nous attend. Du côté de la consommation, nous devons amorcer une transition vers des régimes nutritifs à plus faible empreinte écologique et réduire les pertes et le gaspillage de produits alimentaires, qui coûtent à l’humanité plus de 400 milliards de dollars US par an.

Enfin, nous devons aussi promouvoir la solidarité pour aider les plus vulnérables à se remettre de la crise, et pour rendre les systèmes alimentaires plus résilients et plus robustes afin qu’ils puissent résister à la volatilité croissante et aux chocs climatiques, offrir une alimentation saine, abordable et durable pour tous, et des moyens de subsistance décents aux travailleurs du système alimentaire.
Adou FAYE

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