« L’âge de la maturité »

« 35 ans, c’est l’âge de la maturité », a soutenu le directeur général du groupe Sonatel qui accueillait les anciens directeurs qui l’ont précédé à la direction générale dudit groupe, à l’occasion d’un « spécial live SocialHub sur les 35 ans d’engagement » de la structure. Sékou Dramé a souligné dans la foulée que l’entreprise qu’il dirige « aura vécu beaucoup de mutations depuis sa naissance. Mais pendant tout ce temps, confie-t-il, « notre Adn est resté le même, c’est-à-dire rester excellents dans nos opérations pour bien servir nos clients et contribuer au développement de nos pays ».

Par ailleurs, le chemin qui a conduit, de Télé Sénégal à la Sonatel en 1985, est, selon le premier directeur général de ladite entreprise, caractérisé par une idée fixe, une conviction, une grande capacité d’adaptation du sénégalais, une méthode et une formation de ressources humaines de qualité. En effet, explique Alassane Dialy Ndiaye, c’était une idée force d’abord, une vision à long terme, la persévérance, le renforcement des capacités, la rigueur et la discipline.

Pour le premier leader du groupe, la création de la Sonatel a été marquée,   par une adaptation à l’évolution technologique, une indépendance financière, une amélioration des données comptables et financières, un intéressement du personnel au résultat, une équité dans la gestion des ressources humaines, enfin, une ouverture aux propositions d’amélioration entre autres.

La création de la Sonatel a suscité beaucoup de résistance notamment du côté de la Poste parce qu’on avait le sentiment    qu’en créant la Sonatel, on allait couper la branche qui alimentait le fondement même de l’existence de la Poste. En plus, il y avait une inquiétude par rapport à la garantie des emplois. En vérité, explique cet ancien de la structure, les salariés de l’ex Office des postes et des télécommunications (Opt) étaient d’accord sur la réforme, mais c’est sur le mode opératoire, qu’une divergence a été notée car ces derniers demandaient une période transitoire de trois années pour sécuriser les acquis, du point de vue des emplois.
Bassirou MBAYE
 

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