« Votre liberté d’expression ne vous donne pas la liberté d’insulter la religion des autres… »

Le pape François avait estimé, en 2015, un jeudi d’un certain mois de janvier, que la liberté d’expression, bien que “droit fondamental”, n’autorisait pas à “insulter la foi d’autrui”. Le souverain pontife avait par ailleurs ajouté que “tuer au nom de Dieu” était une “aberration”.

“On ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut la tourner en dérision”, avait déclaré mot par mot le pape dans l’avion qui le menait de Colombo (Sri Lanka) à Manille (Philippines).

François était interrogé lors d’une conférence de presse sur la liberté d’expression des caricaturistes contre les religions, après l’attentat jihadiste contre Charlie Hebdo qui avait fait douze morts la même année à Paris.

Aujourd’hui encore, des personnes malsaines se permettent de jouer avec la foi et la croyance des autres sans jamais penser à l’autre, l’autre qui peut se révolter et aller jusqu’à l’impensable. Aujourd’hui, nous avons malheureusement constaté que l’obscure reste le seul chemin pour combattre l’islam.

Aucune liberté, dans aucun pays au monde et pour aucun droit ne peut s’arroger le privilège d’insulter librement le prophète de plus de deux milliards de personnes sur la planète. Chaque être humain a non seulement la liberté, le droit, mais aussi l’obligation de dire ce qu’il pense mais que cela aille dans le sens d’aider au bien commun. Il est légitime d’user de cette liberté mais sans offenser.

Nous savons tous que caricaturer en politique veut dire “dévaloriser” et aucun bon musulman n’acceptera que l’on tente de dévaloriser l’image de Mouhomed (Psl) comme aucun bon chrétien de devra accepter que l’on caricature Jésus etc.

Nous invitons Emmanuel Macron, à son nom propre et au nom du peuple français qu’il incarne et représente, de présenter ses plates excuses à l’ensemble de la communauté musulmane mondiale.

Cheikh Ibrahima Diallo, Guide religieux et acteur politique Sénégalais

 

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