Lenteurs administratives : Abdoulaye D. Diallo fait courir un grave risque sanitaire au Sénégal

Le Programme élargi de vaccination est confronté à un déficit de financement durable, en raison notamment d’une menace de rupture du stock de vaccins pour l’année 2020, a révélé son coordonnateur, le docteur Ousmane Badiane.

Abdoulaye Daouda Diallo, unique responsable

Par faute de lenteurs administratifs du ministère des Finances, le Sénégal se dirige tout  vers une situation catastrophique, si les choses ne sont pas réglées à temps. D’après le journal Source A de ce lundi, le pays serait confronté à une rupture de vaccin, dans le cadre du Programme élargi de vaccination (Pev), et Abdoulaye Daouda Diallo, le ministre des Finances et du Budget, sera tenu pour responsable, s’il n’agit pas dans les délais. L’argentier de l’Etat doit décaisser 1 milliard 600 millions F Cfa, soit la contribution de l’Etat dans le financement du Programme.

Déficit d’approvisionnement en vaccins

Le docteur Ousmane Badiane a plaidé pour un financement durable du PEV actuellement doté d’une ligne budgétaire de 3 milliards 117 millions de francs par année transférée à l’UNICEF, pour la part de l’Etat dans l’achat des vaccins. Le déficit d’approvisionnement en vaccins réside, selon le coordonnateur du Programme élargi de vaccination (Pev), d’une indisponibilité des fonds. «Le problème se situe entre le Ministère des Finances et le Trésor. Jusqu’ici, c’est la moitié du budget qui a été mobilisée. Il manque environ 1 milliard 600 millions», note le docteur Ousmane Badiane.

Les assurances du ministère

Cependant, les services du Ministère incriminé, à savoir des Finances et du Budget, avancent que les fonds sont en cours d’être réglés et que l’Etat fera le nécessaire.

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