Le politique et le confessionnel : Articulations dangereuses*

Quand une autorité publique se croit tout permis en raison de son appartenance confessionnelle, c’est grave pour un pays. Quand un homme ou une femme politique se prévaut et cherche à se valoriser non pas par des idées pertinentes pour le devenir de son pays et une attitude exemplaire mais de son appartenance confessionnelle, c’est dangereux.

Quand une autorité confessionnelle ne rappelle pas à un détenteur de mandat public qui se réclame d’elle ses devoirs de bonne gouvernance et de justice à l’endroit des administrés, c’est tout aussi regrettable.

De telles attitudes n’augurent rien de bon pour l’avenir d’un pays. Au contraire, elles participent de ce qui fragilise un pays dans le long terme et le menace d’un effondrement de la cohésion sociale à tout moment.

Que Dieu nous en préserve. Amin. Rien en islam n’autorise à cautionner ce qui est contraire à l’intérêt public, à la justice et à l’équité. Rien dans l’éthique politique ne rend légitimes des attitudes et pratiques de mal gouvernance. Afin que nul n’en ignore. Wa Salam

*Imam Ahmad KANTE

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