Cheikh Tidiane Dièye: « Mais qu’es-tu Afrique? Naître, souffrir et mourir dans les mers… »

Naître, souffrir et mourir dans les mers, loin des siens et sans avoir réalisé le moindre de ses rêves, est malheureusement la seule option qui s’offre à de nombreux jeunes africains, estime Cheikh Tidiane Dièye, Coordonnateur national de la Plateforme Avenir Senegaal bi ñu bëgg. Pour lui, de nombreux autres décident de rester chez eux pour se battre, mais se voient exclus des circuits de production et de distribution de la richesse, faute d’avoir été éduqués et formés.

Des dirigeants corrompus…

“Ils sont ainsi condamnés à arpenter les rues des villes, sous le soleil ardent, vendant à la sauvette, quémandant presque, pour avoir de quoi se nourrir jour après jour. Pendant ce temps, les richesses incommensurables dont regorgent leurs pays sont bradées, vendues à l’état brut, à vil prix, par leurs dirigeants souvent corrompus à travers toutes sortes d’accords de commerce et d’investissement ( pêche, libre-échange, mines, hydrocarbures, etc.)”, déclare Cheikh Tidiane Dièye.

Dirigeants paresseux…

Selon le Coordonnateur national de la Plateforme Avenir Senegaal bi ñu bëgg, dans de nombreux pays, ces dirigeants paresseux, incompétents et haineux tripatouillent les constitutions, violent les lois, tuent les jeunes pour s’accrocher à un pouvoir dont il ne font rien, à part le fait d’en profiter et en jouir avec leurs hordes de parents, clients et courtisans. Au moment où partout dans le monde, les vrais leaders réfléchissent, agissent et innovent pour opérer les disruptions urgentes et rendues nécessaires par les crises qui déstabilisent tout, en Afrique les nôtres rivalisent, à qui mieux-mieux, dans la bêtise.

Libérer les énergies créatrices…

Pour lui, cette Afrique doit disparaître pour libérer les énergies créatrices qui sommeillent dans chaque Africain et qui sont jusqu’ici étouffées. Il appelle tous les jeunes, les intellectuels, les militants de la société civile comme les partis politiques progressistes à se mobiliser et s’organiser, au delà des frontières nationales, pour imposer partout les changements nécessaires.

Choisir l’Afrique que nous voulons…

“Nous vivons aussi pauvres et en retard par rapport au reste du monde que nos grands-parents et parents. Si nous ne faisons pas le sursaut salutaire qui s’impose à nous, nos enfants et petits-enfants vivront ou végéteront comme nous. C’est à nous de choisir l’Afrique que nous voulons. Le futur que nous voulons”, poursuit M. Dièye.

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