Acte contre nature à la Grande Mosquée : Conséquence d’un Etat permissif face à l’homosexualité

Interrogé sur France 24, pour savoir si les homosexuels pouvaient manifester au Sénégal, le président Macky Sall  avait répondu par l’affirmative. Et s’ils n’auront pas de problème, il rétorque : “pas avec le gouvernement, sinon avec le peuple.” Telle est la position révélatrice, actuelle, de notre Etat sur la question de l’homosexualité.

De nos jours, les homosexuels ne cessent de défier les valeurs, les bonnes mœurs de ce beau pays qui est le  Sénégal.  Ce mardi, on nous informe que deux (2) homosexuels ont été surpris  en pleins ébats et où : dans le lieu saint qu’est la grande Mosquée de Dakar.

Rappelons que le 18 octobre dernier, 26 jeunes ont été arrêtés à Mermoz Sacré-Coeur alors qu’ils célébraient un mariage homosexuel. La peine la plus lourde est de six (6) mois ferme pour l’organisateur de la fête et le “marié”. Dix (10) autres prévenus ont ramassé une peine de 3 mois de prison. Le reste libéré au bénéfice du doute. Le 30 juillet 2020, le tribunal de Dakar a condamné un couple homosexuel surpris en pleins ébats  à la plage Anse Bernard à un mois de prison ferme, pour ne citer que ces exemples.

Des sanctions non dissuasives  alors que l’article 319 du Code pénal fixe le minimum de la peine à 1 an et le maximum à 5 ans pour quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe.

Et que dire des associations homosexuels qui mènent leurs activités en toute impunité sous prétexte de lutter contre le Sida . D’ailleurs, selon l’ONG Jamra, qui en cite quelques uns,  ils sont 16 associations que l’Etat du Sénégal a octroyé des récépissés.

– AIDES-SENEGAL : enregistrée le 5 mars 2012 par le Ministère de l’intérieur sous le récépissé numéro 15444/MINT/DAGAT/DEL/AS. Elle est la plus active des associations LGBT sénégalaises, avec ses 635 membres (leur Président, Djadji Diouf, est également porte-parole du réseau AFRICA-GAY).

– PRUDENCE : enregistrée le 19 décembre 2005 par le Ministère de l’intérieur sous le récépissé numéro 12345/MINT/DAGAT/DEL/AS.

– ESPOIR HOPE : enregistrée le 24 janvier 2012 par le Ministère de l’intérieur sous le récépissé n°15420/MINT/DAGAT/DEL/AS…

Pourquoi indexer l’Etat  ? 

L’affirmation citée dans l’amorce culpabilise Macky Sall et son gouvernement sur ces dérives homosexuelles que le pays ne connaissait pas auparavant.  Nul besoin de rappeler qu’au Sénégal, il n’y a pas encore cette rupture du cordon ombilical  entre les pouvoirs exécutif et législatif, le Chef de l’Etat étant le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature.  Les magistrats du parquet,  sous la tutelle du ministère de la justice, peuvent toujours recevoir des ordres du pouvoir exécutif.  Donc l’Etat peut, de par sa politique pénale, vu les cas flagrants d’homosexualité, inviter l’appareil judicaire à un durcissement de la répression. S’ils ne le font pas, c’est qu’il y a un laxisme quelque part.

Imam El Hadj Oumar Diène n’a pas manqué de relever ce laxisme de l’Etat  suite à l’arrestation  du couple homosexuel à la Grande Mosquée de Dakar. Pour lui, c’est de la responsabilité de l’Etat du Sénégal car c’est des actes qui détruisent la société.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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