Brèves

Censure

Cela n’arrive pas tous les jours, mais un décret du Président Wade a été bloqué, alors que sa publication était imminente. Cela s’est passé en mi-août, alors qu’une partie du gouvernement était en vacances. Le Vieux voulait faire une sorte de jeu de chaises musicales entre certains ministères-clefs de son gouvernement, comme nous l’écrivions d’ailleurs dans notre édition du vendredi 3 septembre dernier. Seulement ce que le Vieux n’avait pas prévu, ce sont les énormes pressions qui se sont exercées sur sa personne. Au point que ce décret n’a jamais été rendu public. Qu’est ce qu’on a bien pu raconter au Vieux, pour qu’un décret que certaines personnes ont vu, soit rangé dans les tiroirs ? Mystère et boule de gomme. Ce qui est en tout cas sûr, c’est que le Vieux ne démord toujours pas dans sa volonté de secouer le gouvernement de Souleymane Ndéné Ndiaye. Nos satellites nous signalent à ce propos, que certains ministres très haut perchés dans l’appareil gouvernemental, ne dorment plus que d’un œil, chapelets à la main. Allez savoir dans quelle alchimie ils comptent «bouffer» notre Gorgui national. Pourvu simplement qu’on ne le «maraboute» pas. Déjà qu’il ne contrôle plus les affaires avec la même ténacité qu’avant.

Imams

Restons au Palais où des imams, plus d’une centaine, se sont retrouvés à la salle des Banquets, sur invitation de notre Gorgui national. Nos satellites nous signalent qu’ils ont eu droit à leur « suukaru koor », comme le fait chaque année, la Présidence. Le Vieux en a profité pour dire ses quatre vérités, à propos de la mendicité. C’est pour dire qu’il ne compte pas du tout reculer. Car renseigne-t-il, le rapport qu’on lui a fait sur la mendicité et tout le trafic qui va avec, l’installe dans sa conviction qu’il faut continuer à combattre cette pratique. Pour aussi, faire oublier le débat sur le mandat du Président ?

Bara Sady

Quelqu’un qui devrait bien surveiller ses arrières, après les affaires qui continuent à s’amonceler sur la table des enquêteurs de la Dic, c’est bien le Directeur général du Port autonome de Dakar (Pad), Bara Sady. Il ne manque pas en effet de gros calibres du régime, qui tournent autour de son « bijou ». Et qui estiment que compte tenu des problèmes qu’il a, il serait plus judicieux qu’il démissionne (ou qu’il soit démissionné), pour mettre les enquêteurs à l’aise. Allez savoir ce que ça veut dire…

Coud

«La privatisation des restaurants universitaires intervenue en 1994, à l’issue de la réforme sur l’enseignement supérieur, a fait l’objet du lancement en appel à la concurrence pour la gestion et l’exploitation des restaurants universitaires, à la base duquel, un cahier des charges et conditions particulières est élaboré. L’appel d’offres a été lancé et adressé à toutes les entreprises et sociétés de restauration et/ou travaillant avec  un personnel  qualifié dans le domaine de la restauration. Cette ouverture dans l’esprit du législateur a permis aux opérateurs économiques de pouvoir participer à la compétition, en s’entourant simplement des ressources humaines qualifiées en la matière.» Ce sont les termes utilisés par un cadre du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), qui a câblé nos satellites, pour étayer les arguments contenus dans l’article ayant fait la Une de notre édition d’hier. C’est ainsi que, poursuit notre interlocuteur, des tailleurs, des commerçants et des chefs d’entreprise de tout bord se sont lancés dans ce projet. Certains ont d’ailleurs pu, effectivement, gagné des marchés. C’est pourquoi, il est incompréhensible que le Coud arrive, actuellement, à restreindre, d’une manière délibérée, l’appel d’offres en limitant la participation aux entreprises ayant une expérience de cinq années  pour certains blocs, ou de trois ans pour d’autres dans la restauration universitaire. «Rax si doli», d’autres dispositions exigeraient une expérience durant les trois dernières années, excluant, du coup, tous les anciens repreneurs qui désirent revenir pour participer à la compétition. Des dispositions qui ne peuvent que favoriser le lobby des repreneurs des grands restaurants qui sont en fin de contrat, «car les verrous ont bizarrement sauté sur les lots de moindre importance». Jugeant que ces dispositions sont discriminatoires et fallacieuses, et ne favorisent pas la libre concurrence, conformément au nouveau Code des marchés publics, nos satellites sont d’avis que «l’attitude de la direction du Coud, par rapport à ce protectionnisme qui ne dit pas son nom, est le résultat d’une machination bien orchestrée et basée sur des pratiques mafieuses». Et c’est pour dire, contrairement à ce qui est avancé ici et là, qu’il ne s'agit pas de capacité financière. C’est plutôt l'expérience des soumissionnaires qui est visé, «car tout entrepreneur crédible peut décrocher auprès de sa banque une attestation de capacité financière, surtout que l'Armp a ramené, par rapport à l'ancien cahier des charges, les montants à des sommes dérisoires». Bref, suggèrent nos satellites, il serait plus judicieux de revenir à l’orthodoxie «en exigeant tous les moyens  techniques et humains nécessaires pour le fonctionnement régulier des restaurants».

Benno

Les treize partis membres de Benno présents à Thiès ont fait face à la presse, hier, pour décrier la situation qui prévaut dans leur localité, avec les coupures d’électricité, l’insécurité, l’insalubrité et le manque de civisme des populations. Ils souhaitent que Thiès redevienne ce qu’il a toujours été, c’est-à-dire la région au-devant des luttes sociales. Ils ont appelé à la mobilisation pour mettre fin au régime libéral qui est à l’origine de la situation que vivent les populations.

Ndéné

Le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye est, par ces temps qui courent, très sollicité. Hier, nos satellites qui surveillent la Primature l’ont filmé en train de tailler bavette avec Cheikh Diallo, le conseiller politique de Karim Wade. Les deux hommes, en bons musulmans, ont saisi l’occasion de la solennité du mois de ramadan, pour montrer à la face des Sénégalais, que leurs relations sont au beau fixe…

Meurtrier

Les faits sont encore frais dans les mémoires, car tellement ils étaient barbares ! C’est le meurtre de feu M. Gérard Yves  Gallais et le viol de sa femme. C’était le 28 août 2009, sur la plage de Hann. De jeunes bandits qui avaient pisté le voilier pendant quelque temps avaient nagé ce jour-là sur 200 mètres pour s’introduire nuitamment à bord du voilier. Trouvant sur place le couple, ils ont étranglé le mari avant de mettre la femme sur la table à manger pour la violer. Des faits quiqui ont été condamnés par tout le monde. Hier, un des présumé agresseur a été arrêté. Il a eu la malchance de croiser le chemin des hommes en bleu. C’est à Khelcom, un quartier périphérique de Joal, que l’arrestation a eu lieu. Et c’était en présence de plusieurs témoins. C’est d’ailleurs l’un d’eux qui nous a saisis pour nous raconter le film. Car le nommé Thierno Bâ, un habitant du quartier Thiaroye de Dakar, ne s’est pas laissé faire, car il savait ce qui l’attendait, une fois qu’il sera entre les mains de la justice. Malgré la forte résistance du bonhomme, il a été maîtrisé par les pandores et mis aux arrêts. Le reste de la bande court toujours.

Rapport

Pour une coïncidence, reconnaissez «nak» que c’en est une. Car, c’est au moment où le débat fait rage sur la recevabilité ou non de la candidature de Me Wade à la prochaine élection présidentielle que la Commission électorale nationale autonome (Cena) procède à la remise officielle, au président de la République, de son Rapport annuel d’activités pour l’année 2009. La cérémonie est prévue, selon nos satellites, demain, à 13h00, au Palais. Ce document, qui constitue un complément au Rapport général de la Cena sur ses activités en 2008 et sur les élections locales du 22 mars 2009, rend compte des activités de l’institution pendant l’année écoulée et décline les tâches à effectuer d’ici aux prochaines échéances électorales. En effet, l’alinéa 3 de l’article L.20 du Code électoral stipule : «La Cena publie le Rapport général et le Rapport annuel d’activités au plus tard dans les quinze (15) jours suivant leur transmission au président de la République.» Il s’y ajoute que l’ambition, maintes fois réaffirmée, des membres de la Cena est de contribuer à améliorer l’organisation des élections en fournissant des services de meilleure qualité et de plus grande efficacité. C’est ce qui explique, du reste, la volonté inébranlable qui les anime de toujours travailler en vue du renforcement du système démocratique, notamment à travers une gestion et une supervision limpides des processus électoraux à tous les stades de leur déroulement. Comme 2012 pointe déjà à l’horizon …

Mendiants

Une rencontre de la plus haute importance sera organisée, ce matin, à 11 heures, au centre Ginndi, sur la problématique des mendiants et de l’interdiction de la mendicité. Présidée par Mme Ndèye Khady Diop, elle verra, selon nos satellites, la participation des partenaires au développement et des «Serigne Daara». Il faut dire «nak» que l’objet de cette réunion est devenu, par la force des choses, un véritable enjeu politico-social. La preuve par 9 est, d’ailleurs, selon nos satellites, la sortie, dans la presse d’hier, de Idrissa Seck sur le sujet. C’est dire …

Volontaires

1 600 volontaires seront recrutés pour l’enseignement du Français et 225 en Arabe. Tels sont, selon nos satellites, les besoins des Ide de l’ensemble des régions du pays. Aussi, pour informer les Sénégalais titulaires du Bac ou du Bfem, désireux de s’engager comme volontaires de l’Éducation au titre de l’année 2010, le ministre de l’Enseignement chargé du Préscolaire, de l’Élémentaire, du Moyen- secondaire et des Langues nationales tient à informer que les inscriptions ont démarré, sur toute l’étendue du territoire national, depuis le 6 septembre 2010. Si les services de Kalidou Diallo ont fait cette annonce, c’est parce que, nous dit-on, ils veulent que l’organisation du test de recrutement des volontaires de l’Éducation de la 17e génération se fasse sans anicroche. A noter que la clôture des candidatures est fixée au 6 octobre, avant le test prévu le 26 du même mois.

 

Jules Ndéné

S’il y a quelqu’un dont les déplacements sont très surveillés de l’autre côté, c’est bien le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, qui semble être celui qui empêche les choses de tourner en rond, du côté de certains cercles proches de Gorgui. En vérité, c’est sa liberté de ton et son caractère (quelque peu imprévisible) qui déroutent. Mais Souleymane Ndéné Ndiaye ayant un large boulevard devant lui (politiquement s’entend), il n’a absolument rien à craindre pour son avenir. Mieux, en homme bien réseauté, il semble être au courant de tout ce qui se trame sur son dos. Certains proches de Karim Wade en ont d’ailleurs fait l’amère expérience…

En baisse

Une autre personnalité qui devrait bien surveiller ses arrières, c’est bien le ministre de l’Habitat, de la Construction et de l’Hydraulique, Omar Sarr. Car, avec les inondations qui ont fini d’installer un profond malaise dans la banlieue dakaroise, il est le mieux placé pour être le parfait bouc émissaire, en cas de règlement politique du cauchemar des inondations. Ce, d’autant plus qu’une équipe de têtes brûlées de la cour des Comptes lui a été envoyée, pour auditer le plan « Jaxaay ». Nos satellites évoquent aussi Me Ousmane Ngom dont la cote s’est bien effritée auprès du Vieux. Eh oui, c’est comme cela avec Wade : la boule tourne et tourne…

Léthargie

L’Association des maires du Sénégal (Ams) est en proie à un malaise profond depuis quelque temps. Le machin dont le ministre des Forces armées Abdoulaye Baldé est le président ne fonctionne plus. Cette situation délétère, constatée par de nombreux édiles, est la principale raison de leur courroux. D’ailleurs, on annonce même une fronde ayant pour cible ce dernier. Au début de la grogne, c’étaient seulement des maires de Benno qui se plaignaient du silence de l’association devant leurs problèmes avec la Senelec. Mais voilà que des maires libéraux s’invitent au combat pour faire changer le mode de gestion de l’Ams. Des griefs soulevés par les maires contre M. Baldé, l’on cite la léthargie des instances. En effet, nos satellites ont pu constater que depuis leur installation, aucune commission technique ne parvient à fonctionner. À cela s’ajoute la non-convocation de réunions régulières. Cette «mort douce» de l’Ams a même poussé les maires de l’opposition à mettre en place le Collectif des maires Benno pour chercher des solutions à leurs problèmes. La situation est d’autant plus grave que le Sénégal a perdu tous les postes occupés dans les regroupements et institutions internationales, des titres qui ont été acquis sous l’ère Ousmane Masseck Ndiaye et El Hadji Malick Diop. Comme quoi qui trop embrasse mal étreint !!!

Jury

La convocation du journaliste Abdoulatif Coulibaly, aujourd’hui devant un jury populaire pour s’expliquer sur l’affaire des 20 milliards de la Sudatel, est bien accueillie par le conseiller du président de la République sur les Tic, Thierno Ousmane Sy dit Tos. Ce dernier, qui s’est senti diffamé par notre confrère dans le traitement de cette affaire, applaudit l’initiative des associations de la société civile tendant à tirer ce dossier au clair. «Je soutiens toute action tendant à faire éclater la vérité», déclare-t-il au téléphone d’un de nos reporters. Non sans rappeler sa confiance en la justice sénégalaise. Sa satisfaction à cette initiative exprimée, Thierno Ousmane Sy dit aussi être ouvert aux organisations de ce jury populaire pour apporter lui aussi tous les éléments attestant qu’il n’a jamais touché de commissions dans ce dossier. Evoquant l’équilibre de l’information et la nécessité d’écouter les deux parties pour savoir où se trouve la vérité, M. Sy réaffirme sa «disponibilité à répondre, point par point, à toutes les accusations fallacieuses et infondées» portées par le journaliste contre sa personne. Sûr que Mouhamadou Mbodj et compagnie ne cracheront pas sur l’offre de Tos. « Why not ? ». En tout cas, c’est Latif qui est la vedette ce week-end, lui qui aura toute la latitude de dérouler les éléments dont il est en possession, en attendant d’être devant le juge le 14 septembre prochain. Il faut dire que beaucoup de Sénégalais émettent déjà des réserves quant à cette procédure, du fait justement que Cheikh Tidiane Sy, père de Thierno Ousmane, est présentement le ministre de la Justice.

Leïlatoul Qadr

Claquons-la, maintenant, sur la «Nuit du Destin», communément appelée  Leïlatoul Qadr, qui a été célébrée dans la nuit du jeudi au vendredi par les mourides. C’est pour vous signaler que nos satellites déployés à Touba ont filmé les «jaabante» (va-et-vient) de beaucoup de personnalités au domicile de Serigne Cheikh Mbacké Ibn Serigne Modou Faty Khary. Situé à 7 km de Touba, Darou Karim était le point de ralliement de ces personnalités politiques qui, dit-on, y ont rivalisé de largesses. C’est notamment le cas de Gorgui et de Me Madické Niang. Mieux, le président du Sénat a envoyé sur place une importante délégation conduite par Thierno Niang qui a remis une forte enveloppe. Quant au gouvernement, il était représenté par les ministres Moussa Sakho et Aminata Lô qui étaient accompagnés des différents chefs de service du département de Mbacké. En perspective de la présidentielle de 2012 sans doute, les deux ministres ont promis que le bitumage du tronçon de Darou Karim (7km) sera la priorité du gouvernement. Attendons de voir. Toujours au chapitre de la Leïlatoul Qadr, il nous revient que le lutteur Balla Gaye 2 s’est affiché en bon talibé chez son marabout, Serigne Bassirou Bara Mbacké, aux Hlm Corniche de Guédiawaye. Chez le petit frère du khalife général des mourides, le Lion de Guédiawaye  a passé toute la nuit bénie en compagnie de son guide spirituel. Habillé d’un boubou blanc cousu en fil jaune et accompagné d’une forte délégation, le fils de Double Less est resté, selon nos satellites, jusqu’à la fin de la cérémonie. Le marabout, qui l’a remercié publiquement, de rappeler : «Balla a fait acte d’allégeance auprès de moi depuis qu’il était mécanicien. Et il s’est toujours comporté en bon talibé». Pour terminer avec cette nuit, tout ce qu’il y a de bénie, arrêtons-nous un peu «nak» sur la manière dont elle est célébrée par la communauté layène. En effet, là où les uns et les autres divergent sur la position de cette nuit pendant le mois de Ramadan, les disciples de Seydina Limamou Laye ont, eux, trouvé une parade pour le moins originale : considérer toutes les nuits comme la Leïlatoul Qadr. La révélation nous en a été faite, hier, par l’imam Ousmane Alioune Sylla de Yoff layène. C’est vrai qu’abondance de bienfaits ne nuit pas.

Prix

Après avoir obtenu le 1er Prix d’encouragements du président de la République du Sénégal pour la Science, l’édition 2010, le Professeur Salimata Wade, chef du laboratoire de nutrition de la Faculté des sciences et techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, vient de remporter le Prix régional (Cedeao) de l’Union africaine (Ua) pour les sciences de la vie et de la terre décerné aux femmes scientifiques. Ce prix  cible les femmes scientifiques émérites auteurs de réalisations remarquables appuyées par un certain nombre de publications et la pertinence de leurs travaux scientifiques par rapport aux défis de l’Afrique et leur brevabilité. La lauréate recevra son prix le 09 septembre prochain à Addis-Abeba (Ethiopie), à l’occasion de la journée de l’Ua.

 

 

Fronde

Rien ne va plus dans la banlieue dakaroise où nos satellites ont capté  des grincements de dents comme il n’est pas permis à Guédiawaye. En effet, ils sont bien nombreux les responsables politiques de la zone à croiser les bras, simplement parce qu’ils sont mécontents. Ces « vrais » porteurs de voix ne comprennent pas qu’on veuille propulser encore ceux qui ont mordu la poussière lors des dernières élections locales, alors qu’il y a des responsables politiques qui veulent faire leurs preuves. Le président de l’Assemblée nationale qui s’est rendu sur les lieux a sans doute pu tâter le pouls politique à Guédiawaye et circonscrire l’ampleur de la fronde, lui qui a vu sa tournée dans la zone sanctionnée par le boycott de beaucoup de responsables politiques du patelin. Il faut dire que beaucoup de gros bonnets « bleus » ont raccroché – à l’image de Racine Talla qui a atterri au Pnud – leurs godasses pour d’autres activités… moins stressantes. Le Pds a du pain sur la planche en banlieue.

Mafia

Un coin du voile se lève sur les terrains d’une valeur de 25 milliards que le président a octroyés à des catégories de citoyens dans le site de l’aéroport et ses environs. L’on n’arrête pas de s’interroger sur cette générosité sélective foncière du chef de l’Etat qu’on découvre un autre scandale derrière. « Ndeketeyoo », il s’est agi d’un « partage de buki » car un porte-parole d’une grande famille religieuse s’est taillé 2,5 hectares. L’affaire est d’autant plus grave que l’homme avait dit à Maître qu’il voulait y ériger un complexe islamique moderne. Mais après que le pactole est tombé, notre porte-parole a tout simplement vendu la moitié du site qui devait abriter le complexe islamique à une société immobilière qui a construit des immeubles un peu partout dans la capitale. Le montant de cette transaction est d’1 milliard. « Kaawtéef ! ». Ce scandale n’est, cependant, que l’arbre qui cache la forêt. Car, jurent nos satellites, il y a à manger et à boire dans cette affaire. D’ailleurs, à force d’y découvrir des bizarreries, l’on finit par avoir le tournis. En effet, des investigations menées dans ce dossier révèlent que le nombre de parcelles attribuées déclarées ne représente rien par rapport à la réserve. Selon des satellites, le partage publié n’est que de la poudre aux yeux qui cache la réalité d’une opération mafieuse dans laquelle même le président de la République a été tenu loin de la réalité. Le pot aux roses a été découvert et c’est un des chefs des services en charge de questions foncières qui est assis sur une grande partie de la mine foncière, mais son éclatement dans les prochains jours risque de lui être fatal.

Pied de guerre

Restons avec les litiges fonciers qui semblent être, sous le ciel bleu azur de l’alternoce, comme une traînée de poudre. C’est pour la claquer sur un problème dont nous avions fait cas il y a peu dans ces mêmes colonnes.  Il s’agit de l’imbroglio sur un terrain d’habitat, sis à Keur Mbaye Fall-Kamb. Une affaire portant sur 115 terrains situés sur le titre foncier 13071/Dp, qui appartient à la coopérative des travailleurs de l’Hôpital Aristide Le Dantec, mais dont Gorgui a offert, on ne sait d’ailleurs trop comment, une partie à de tierces personnes. Alors que le reste a été occupé par une coopérative regroupant des agents de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) dont un premier lotissement jouxte ce terrain litigieux. Pour dire vrai, ces employés de l’Ucad veulent mettre les blouses blanches de Dantec devant le fait accompli. En effet, selon nos satellites, leur stratagème consiste, eux dont la deuxième tranche de terrains se situe à Niacoulrab, à «jouer aux plus malins en construisant sur le site des employés de Le Dantec ; histoire de les contraindre, par la suite, à des négociations pour leur fourguer leurs terrains de Niacoulrab». Mais, après avoir rencontré - sous la conduite de leur directeur, le Dr Cheikh Tacko Diop - le gouverneur de Dakar, les travailleurs de Dantec comptent maintenant passer à la vitesse supérieure. Réunis hier sur le site, ils ont lancé un mot d’ordre qui sonne comme un ultimatum : «Mettre fin, par tous les moyens, à cette mafia politico-administrative qui va exploser tôt ou tard». Ils sont d’autant plus déterminés qu’ils crient, urbi et orbi, détenir par devers eux tous les documents prouvant que ce terrain leur appartient.

Microcred

Toujours au chapitre des litiges, retenez que les gens de Microcred en ont un de taille. Tout simplement à cause de leur drôle de façon de s’y prendre pour recouvrer une dette. En effet, une dame demeurant à la cité Lobatt Fall avait contracté une dette d’un million Fcfa auprès de Microcred. Ainsi c’est la carte grise de sa sœur qui a été mise à gages. Au premier retard de paiement, ils ont envahi le domicile du principal concerné avant de se rendre chez sa grande sœur. Sur les lieux, c’est le mari de la grande sœur qui règle le problème en mettant la main à la poche pour le paiement de ce mois. Au deuxième retard, les agents de Microcred passent à la vitesse supérieure. Ils font passer un mauvais quart d’heure au contractant avant de se rendre chez la grande sœur. Le constat d’huissier révèle que les agents de la banque ont forcé la porte. Une fois dans l’appartement, ils traitent la maîtresse de tous les noms d’oiseaux devant ses enfants, renseigne la victime qui en est sortie avec des blessures. Comme l’atteste le certificat médical qui décèle une incapacité temporaire de travail (Itt) de 20 jours. En plus divers matériels ont été saccagés. Ce qui a conduit le chef de famille à porter plainte au commissariat de Pikine. Les agents de Microcred - du reste impossibles à joindre, en dépit de nos multiples tentatives - devront défiler, dès ce matin devant le commissaire de Pikine pour répondre de leurs actes.

Guéguerre

Avant de quitter ces Sénégalais qui se crêpent le chignon, arrêtons-nous un peu «nak» sur la sourde rivalité qui mine la Coordination nationale des cadres libéraux (Cncl). Car, et c’est de notoriété publique, personne ne sait qui entre le directeur de cabinet du ministre d’Etat Oumar Sarr, Abdoul Aziz Diop, et le directeur général de la Sirn, Samba Ndiaye, est le véritable patron de cette structure de cols blancs libéraux qui se donne pour mission de défendre, bec et ongle, le pater de Demi-Majesté. Si on s’interroge de la sorte, c’est parce que les rédactions sont envahies depuis peu de communiqués en provenance de la Cncl, mais avec des signatures … différentes. Mais, à y voir de près, cette lamentable situation est loin de surprendre les observateurs avertis. Car ce machin, en fait une coquille tout ce qu’il y a de vide, avait été créé en plein «démackysation». Il était alors question de procéder à un enterrement de première classe de la Cellule initiatives et stratégies (Cis) qui était mise sur orbite par le patron de l’Alliance pour la République (Apr). C’est ce qu’on appelle un retour de bâton. « Ñaw !!! »

Santé

Maintenant, le Sénégal pourrait bénéficier de grands privilèges en ce qui concerne les financements pour la santé. Ces facilités sont dues à une nouvelle position stratégique qu’occupe notre pays à l’Organisation mondiale de la santé (Oms). En effet, il vient d’être élu à la vice-présidence de la Commission technique de l’Oms pour l’Afrique. Une position défendue par le ministre de la Santé et de la Prévention, Modou Diagne Fada, à Malabo, en Guinée équatoriale.

Mafia

Un coin du voile se lève sur les terrains d’une valeur de 25 milliards que le président a octroyés à des catégories de citoyens dans le site de l’aéroport et ses environs. L’on n’arrête pas de s’interroger sur cette générosité sélective foncière du chef de l’Etat qu’on découvre un autre scandale derrière. « Ndeketeyoo », il s’est agi d’un « partage de buki » car un porte-parole d’une grande famille religieuse s’est taillé 2,5 hectares. L’affaire est d’autant plus grave que l’homme avait dit à Maître qu’il voulait y ériger un complexe islamique moderne. Mais après que le pactole est tombé, notre porte-parole a tout simplement vendu la moitié du site qui devait abriter le complexe islamique à une société immobilière qui a construit des immeubles un peu partout dans la capitale. Le montant de cette transaction est d’1 milliard. « Kaawtéef ! ». Ce scandale n’est, cependant, que l’arbre qui cache la forêt. Car, jurent nos satellites, il y a à manger et à boire dans cette affaire. D’ailleurs, à force d’y découvrir des bizarreries, l’on finit par avoir le tournis. En effet, des investigations menées dans ce dossier révèlent que le nombre de parcelles attribuées déclarées ne représente rien par rapport à la réserve. Selon des satellites, le partage publié n’est que de la poudre aux yeux qui cache la réalité d’une opération mafieuse dans laquelle même le président de la République a été tenu loin de la réalité. Le pot aux roses a été découvert et c’est un des chefs des services en charge de questions foncières qui est assis sur une grande partie de la mine foncière, mais son éclatement dans les prochains jours risque de lui être fatal.

Pied de guerre

Restons avec les litiges fonciers qui semblent être, sous le ciel bleu azur de l’alternoce, comme une traînée de poudre. C’est pour la claquer sur un problème dont nous avions fait cas il y a peu dans ces mêmes colonnes.  Il s’agit de l’imbroglio sur un terrain d’habitat, sis à Keur Mbaye Fall-Kamb. Une affaire portant sur 115 terrains situés sur le titre foncier 13071/Dp, qui appartient à la coopérative des travailleurs de l’Hôpital Aristide Le Dantec, mais dont Gorgui a offert, on ne sait d’ailleurs trop comment, une partie à de tierces personnes. Alors que le reste a été occupé par une coopérative regroupant des agents de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) dont un premier lotissement jouxte ce terrain litigieux. Pour dire vrai, ces employés de l’Ucad veulent mettre les blouses blanches de Dantec devant le fait accompli. En effet, selon nos satellites, leur stratagème consiste, eux dont la deuxième tranche de terrains se situe à Niacoulrab, à «jouer aux plus malins en construisant sur le site des employés de Le Dantec ; histoire de les contraindre, par la suite, à des négociations pour leur fourguer leurs terrains de Niacoulrab». Mais, après avoir rencontré - sous la conduite de leur directeur, le Dr Cheikh Tacko Diop - le gouverneur de Dakar, les travailleurs de Dantec comptent maintenant passer à la vitesse supérieure. Réunis hier sur le site, ils ont lancé un mot d’ordre qui sonne comme un ultimatum : «Mettre fin, par tous les moyens, à cette mafia politico-administrative qui va exploser tôt ou tard». Ils sont d’autant plus déterminés qu’ils crient, urbi et orbi, détenir par devers eux tous les documents prouvant que ce terrain leur appartient.

Microcred

Toujours au chapitre des litiges, retenez que les gens de Microcred en ont un de taille. Tout simplement à cause de leur drôle de façon de s’y prendre pour recouvrer une dette. En effet, une dame demeurant à la cité Lobatt Fall avait contracté une dette d’un million Fcfa auprès de Microcred. Ainsi c’est la carte grise de sa sœur qui a été mise à gages. Au premier retard de paiement, ils ont envahi le domicile du principal concerné avant de se rendre chez sa grande sœur. Sur les lieux, c’est le mari de la grande sœur qui règle le problème en mettant la main à la poche pour le paiement de ce mois. Au deuxième retard, les agents de Microcred passent à la vitesse supérieure. Ils font passer un mauvais quart d’heure au contractant avant de se rendre chez la grande sœur. Le constat d’huissier révèle que les agents de la banque ont forcé la porte. Une fois dans l’appartement, ils traitent la maîtresse de tous les noms d’oiseaux devant ses enfants, renseigne la victime qui en est sortie avec des blessures. Comme l’atteste le certificat médical qui décèle une incapacité temporaire de travail (Itt) de 20 jours. En plus divers matériels ont été saccagés. Ce qui a conduit le chef de famille à porter plainte au commissariat de Pikine. Les agents de Microcred - du reste impossibles à joindre, en dépit de nos multiples tentatives - devront défiler, dès ce matin devant le commissaire de Pikine pour répondre de leurs actes.

Guéguerre

Avant de quitter ces Sénégalais qui se crêpent le chignon, arrêtons-nous un peu «nak» sur la sourde rivalité qui mine la Coordination nationale des cadres libéraux (Cncl). Car, et c’est de notoriété publique, personne ne sait qui entre le directeur de cabinet du ministre d’Etat Oumar Sarr, Abdoul Aziz Diop, et le directeur général de la Sirn, Samba Ndiaye, est le véritable patron de cette structure de cols blancs libéraux qui se donne pour mission de défendre, bec et ongle, le pater de Demi-Majesté.  Si on s’interroge de la sorte, c’est parce que les rédactions sont envahies depuis peu de communiqués en provenance de la Cncl, mais avec des signatures … différentes. Mais, à y voir de près, cette lamentable situation est loin de surprendre les observateurs avertis. Car ce machin, en fait une coquille tout ce qu’il y a de vide, avait été créé en plein «démackysation». Il était alors question de procéder à un enterrement de première classe de la Cellule initiatives et stratégies (Cis) qui était mise sur orbite par le patron de l’Alliance pour la République (Apr). C’est ce qu’on appelle un retour de bâton. « Ñaw !!! »

Santé

Maintenant, le Sénégal pourrait bénéficier de grands privilèges en ce qui concerne les financements pour la santé. Ces facilités sont dues à une nouvelle position stratégique qu’occupe notre pays à l’Organisation mondiale de la santé (Oms). En effet, il vient d’être élu à la vice-présidence de la Commission technique de l’Oms pour l’Afrique. Une position défendue par le ministre de la Santé et de la Prévention, Modou Diagne Fada, à Malabo, en Guinée équatoriale.

 

 

 

Fronde

Rien ne va plus dans la banlieue dakaroise où nos satellites ont capté  des grincements de dents comme il n’est pas permis à Guédiawaye. En effet, ils sont bien nombreux les responsables politiques de la zone à croiser les bras, simplement parce qu’ils sont mécontents. Ces « vrais » porteurs de voix ne comprennent pas qu’on veuille propulser encore ceux qui ont mordu la poussière lors des dernières élections locales, alors qu’il y a des responsables politiques qui veulent faire leurs preuves. Le président de l’Assemblée nationale qui s’est rendu sur les lieux a sans doute pu tâter le pouls politique à Guédiawaye et circonscrire l’ampleur de la fronde, lui qui a vu sa tournée dans la zone sanctionnée par le boycott de beaucoup de responsables politiques du patelin. Il faut dire que beaucoup de gros bonnets « bleus » ont raccroché – à l’image de Racine Talla qui a atterri au Pnud – leurs godasses pour d’autres activités… moins stressantes. Le Pds a du pain sur la planche en banlieue.

Mafia

Un coin du voile se lève sur les terrains d’une valeur de 25 milliards que le président a octroyés à des catégories de citoyens dans le site de l’aéroport et ses environs. L’on n’arrête pas de s’interroger sur cette générosité sélective foncière du chef de l’Etat qu’on découvre un autre scandale derrière. « Ndeketeyoo », il s’est agi d’un « partage de buki » car un porte-parole d’une grande famille religieuse s’est taillé 2,5 hectares. L’affaire est d’autant plus grave que l’homme avait dit à Maître qu’il voulait y ériger un complexe islamique moderne. Mais après que le pactole est tombé, notre porte-parole a tout simplement vendu la moitié du site qui devait abriter le complexe islamique à une société immobilière qui a construit des immeubles un peu partout dans la capitale. Le montant de cette transaction est d’1 milliard. « Kaawtéef ! ». Ce scandale n’est, cependant, que l’arbre qui cache la forêt. Car, jurent nos satellites, il y a à manger et à boire dans cette affaire. D’ailleurs, à force d’y découvrir des bizarreries, l’on finit par avoir le tournis. En effet, des investigations menées dans ce dossier révèlent que le nombre de parcelles attribuées déclarées ne représente rien par rapport à la réserve. Selon des satellites, le partage publié n’est que de la poudre aux yeux qui cache la réalité d’une opération mafieuse dans laquelle même le président de la République a été tenu loin de la réalité. Le pot aux roses a été découvert et c’est un des chefs des services en charge de questions foncières qui est assis sur une grande partie de la mine foncière, mais son éclatement dans les prochains jours risque de lui être fatal.

Pied de guerre

Restons avec les litiges fonciers qui semblent être, sous le ciel bleu azur de l’alternoce, comme une traînée de poudre. C’est pour la claquer sur un problème dont nous avions fait cas il y a peu dans ces mêmes colonnes.  Il s’agit de l’imbroglio sur un terrain d’habitat, sis à Keur Mbaye Fall-Kamb. Une affaire portant sur 115 terrains situés sur le titre foncier 13071/Dp, qui appartient à la coopérative des travailleurs de l’Hôpital Aristide Le Dantec, mais dont Gorgui a offert, on ne sait d’ailleurs trop comment, une partie à de tierces personnes. Alors que le reste a été occupé par une coopérative regroupant des agents de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) dont un premier lotissement jouxte ce terrain litigieux. Pour dire vrai, ces employés de l’Ucad veulent mettre les blouses blanches de Dantec devant le fait accompli. En effet, selon nos satellites, leur stratagème consiste, eux dont la deuxième tranche de terrains se situe à Niacoulrab, à «jouer aux plus malins en construisant sur le site des employés de Le Dantec ; histoire de les contraindre, par la suite, à des négociations pour leur fourguer leurs terrains de Niacoulrab». Mais, après avoir rencontré - sous la conduite de leur directeur, le Dr Cheikh Tacko Diop - le gouverneur de Dakar, les travailleurs de Dantec comptent maintenant passer à la vitesse supérieure. Réunis hier sur le site, ils ont lancé un mot d’ordre qui sonne comme un ultimatum : «Mettre fin, par tous les moyens, à cette mafia politico-administrative qui va exploser tôt ou tard». Ils sont d’autant plus déterminés qu’ils crient, urbi et orbi, détenir par devers eux tous les documents prouvant que ce terrain leur appartient.

Microcred

Toujours au chapitre des litiges, retenez que les gens de Microcred en ont un de taille. Tout simplement à cause de leur drôle de façon de s’y prendre pour recouvrer une dette. En effet, une dame demeurant à la cité Lobatt Fall avait contracté une dette d’un million Fcfa auprès de Microcred. Ainsi c’est la carte grise de sa sœur qui a été mise à gages. Au premier retard de paiement, ils ont envahi le domicile du principal concerné avant de se rendre chez sa grande sœur. Sur les lieux, c’est le mari de la grande sœur qui règle le problème en mettant la main à la poche pour le paiement de ce mois. Au deuxième retard, les agents de Microcred passent à la vitesse supérieure. Ils font passer un mauvais quart d’heure au contractant avant de se rendre chez la grande sœur. Le constat d’huissier révèle que les agents de la banque ont forcé la porte. Une fois dans l’appartement, ils traitent la maîtresse de tous les noms d’oiseaux devant ses enfants, renseigne la victime qui en est sortie avec des blessures. Comme l’atteste le certificat médical qui décèle une incapacité temporaire de travail (Itt) de 20 jours. En plus divers matériels ont été saccagés. Ce qui a conduit le chef de famille à porter plainte au commissariat de Pikine. Les agents de Microcred - du reste impossibles à joindre, en dépit de nos multiples tentatives - devront défiler, dès ce matin devant le commissaire de Pikine pour répondre de leurs actes.

Guéguerre

Avant de quitter ces Sénégalais qui se crêpent le chignon, arrêtons-nous un peu «nak» sur la sourde rivalité qui mine la Coordination nationale des cadres libéraux (Cncl). Car, et c’est de notoriété publique, personne ne sait qui entre le directeur de cabinet du ministre d’Etat Oumar Sarr, Abdoul Aziz Diop, et le directeur général de la Sirn, Samba Ndiaye, est le véritable patron de cette structure de cols blancs libéraux qui se donne pour mission de défendre, bec et ongle, le pater de Demi-Majesté. Si on s’interroge de la sorte, c’est parce que les rédactions sont envahies depuis peu de communiqués en provenance de la Cncl, mais avec des signatures … différentes. Mais, à y voir de près, cette lamentable situation est loin de surprendre les observateurs avertis. Car ce machin, en fait une coquille tout ce qu’il y a de vide, avait été créé en plein «démackysation». Il était alors question de procéder à un enterrement de première classe de la Cellule initiatives et stratégies (Cis) qui était mise sur orbite par le patron de l’Alliance pour la République (Apr). C’est ce qu’on appelle un retour de bâton. « Ñaw !!! »

Santé

Maintenant, le Sénégal pourrait bénéficier de grands privilèges en ce qui concerne les financements pour la santé. Ces facilités sont dues à une nouvelle position stratégique qu’occupe notre pays à l’Organisation mondiale de la santé (Oms). En effet, il vient d’être élu à la vice-présidence de la Commission technique de l’Oms pour l’Afrique. Une position défendue par le ministre de la Santé et de la Prévention, Modou Diagne Fada, à Malabo, en Guinée équatoriale.

Mafia

Un coin du voile se lève sur les terrains d’une valeur de 25 milliards que le président a octroyés à des catégories de citoyens dans le site de l’aéroport et ses environs. L’on n’arrête pas de s’interroger sur cette générosité sélective foncière du chef de l’Etat qu’on découvre un autre scandale derrière. « Ndeketeyoo », il s’est agi d’un « partage de buki » car un porte-parole d’une grande famille religieuse s’est taillé 2,5 hectares. L’affaire est d’autant plus grave que l’homme avait dit à Maître qu’il voulait y ériger un complexe islamique moderne. Mais après que le pactole est tombé, notre porte-parole a tout simplement vendu la moitié du site qui devait abriter le complexe islamique à une société immobilière qui a construit des immeubles un peu partout dans la capitale. Le montant de cette transaction est d’1 milliard. « Kaawtéef ! ». Ce scandale n’est, cependant, que l’arbre qui cache la forêt. Car, jurent nos satellites, il y a à manger et à boire dans cette affaire. D’ailleurs, à force d’y découvrir des bizarreries, l’on finit par avoir le tournis. En effet, des investigations menées dans ce dossier révèlent que le nombre de parcelles attribuées déclarées ne représente rien par rapport à la réserve. Selon des satellites, le partage publié n’est que de la poudre aux yeux qui cache la réalité d’une opération mafieuse dans laquelle même le président de la République a été tenu loin de la réalité. Le pot aux roses a été découvert et c’est un des chefs des services en charge de questions foncières qui est assis sur une grande partie de la mine foncière, mais son éclatement dans les prochains jours risque de lui être fatal.

Pied de guerre

Restons avec les litiges fonciers qui semblent être, sous le ciel bleu azur de l’alternoce, comme une traînée de poudre. C’est pour la claquer sur un problème dont nous avions fait cas il y a peu dans ces mêmes colonnes.  Il s’agit de l’imbroglio sur un terrain d’habitat, sis à Keur Mbaye Fall-Kamb. Une affaire portant sur 115 terrains situés sur le titre foncier 13071/Dp, qui appartient à la coopérative des travailleurs de l’Hôpital Aristide Le Dantec, mais dont Gorgui a offert, on ne sait d’ailleurs trop comment, une partie à de tierces personnes. Alors que le reste a été occupé par une coopérative regroupant des agents de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) dont un premier lotissement jouxte ce terrain litigieux. Pour dire vrai, ces employés de l’Ucad veulent mettre les blouses blanches de Dantec devant le fait accompli. En effet, selon nos satellites, leur stratagème consiste, eux dont la deuxième tranche de terrains se situe à Niacoulrab, à «jouer aux plus malins en construisant sur le site des employés de Le Dantec ; histoire de les contraindre, par la suite, à des négociations pour leur fourguer leurs terrains de Niacoulrab». Mais, après avoir rencontré - sous la conduite de leur directeur, le Dr Cheikh Tacko Diop - le gouverneur de Dakar, les travailleurs de Dantec comptent maintenant passer à la vitesse supérieure. Réunis hier sur le site, ils ont lancé un mot d’ordre qui sonne comme un ultimatum : «Mettre fin, par tous les moyens, à cette mafia politico-administrative qui va exploser tôt ou tard». Ils sont d’autant plus déterminés qu’ils crient, urbi et orbi, détenir par devers eux tous les documents prouvant que ce terrain leur appartient.

Microcred

Toujours au chapitre des litiges, retenez que les gens de Microcred en ont un de taille. Tout simplement à cause de leur drôle de façon de s’y prendre pour recouvrer une dette. En effet, une dame demeurant à la cité Lobatt Fall avait contracté une dette d’un million Fcfa auprès de Microcred. Ainsi c’est la carte grise de sa sœur qui a été mise à gages. Au premier retard de paiement, ils ont envahi le domicile du principal concerné avant de se rendre chez sa grande sœur. Sur les lieux, c’est le mari de la grande sœur qui règle le problème en mettant la main à la poche pour le paiement de ce mois. Au deuxième retard, les agents de Microcred passent à la vitesse supérieure. Ils font passer un mauvais quart d’heure au contractant avant de se rendre chez la grande sœur. Le constat d’huissier révèle que les agents de la banque ont forcé la porte. Une fois dans l’appartement, ils traitent la maîtresse de tous les noms d’oiseaux devant ses enfants, renseigne la victime qui en est sortie avec des blessures. Comme l’atteste le certificat médical qui décèle une incapacité temporaire de travail (Itt) de 20 jours. En plus divers matériels ont été saccagés. Ce qui a conduit le chef de famille à porter plainte au commissariat de Pikine. Les agents de Microcred - du reste impossibles à joindre, en dépit de nos multiples tentatives - devront défiler, dès ce matin devant le commissaire de Pikine pour répondre de leurs actes.

Guéguerre

Avant de quitter ces Sénégalais qui se crêpent le chignon, arrêtons-nous un peu «nak» sur la sourde rivalité qui mine la Coordination nationale des cadres libéraux (Cncl). Car, et c’est de notoriété publique, personne ne sait qui entre le directeur de cabinet du ministre d’Etat Oumar Sarr, Abdoul Aziz Diop, et le directeur général de la Sirn, Samba Ndiaye, est le véritable patron de cette structure de cols blancs libéraux qui se donne pour mission de défendre, bec et ongle, le pater de Demi-Majesté.  Si on s’interroge de la sorte, c’est parce que les rédactions sont envahies depuis peu de communiqués en provenance de la Cncl, mais avec des signatures … différentes. Mais, à y voir de près, cette lamentable situation est loin de surprendre les observateurs avertis. Car ce machin, en fait une coquille tout ce qu’il y a de vide, avait été créé en plein «démackysation». Il était alors question de procéder à un enterrement de première classe de la Cellule initiatives et stratégies (Cis) qui était mise sur orbite par le patron de l’Alliance pour la République (Apr). C’est ce qu’on appelle un retour de bâton. « Ñaw !!! »

Santé

Maintenant, le Sénégal pourrait bénéficier de grands privilèges en ce qui concerne les financements pour la santé. Ces facilités sont dues à une nouvelle position stratégique qu’occupe notre pays à l’Organisation mondiale de la santé (Oms). En effet, il vient d’être élu à la vice-présidence de la Commission technique de l’Oms pour l’Afrique. Une position défendue par le ministre de la Santé et de la Prévention, Modou Diagne Fada, à Malabo, en Guinée équatoriale.

 

 

Tfm

On l’attendait avec impatience, elle est arrivée. Il s’agit bien de la Tfm qui a démarré, hier, ses programmes. Et, comme le pressentaient de nombreux observateurs, c’est le Sénégal en miniature qui s’était donné rendez-vous aux Almadies. Nos satellites ont repéré les tronches de grandes personnalités du corps diplomatique à Dakar. Parmi celles-ci, il y avait l’ambassadeur des États-Unis, Mme Bernicat…, de l’ambassadeur du royaume d’Espagne, M. Jorge Toledo. La France et le Canada ont aussi été représentés à ce «ndogou» pas comme les autres. Le gouvernement a aussi été fortement représenté, avec la présence du Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, de Madické Niang, de Moustapha Guirassy, de Serigne Mbacké Ndiaye, etc. L’opposition n’était pas en reste. Elle a été représentée, entre autres, par la socialiste Aïssata Tall Sall, le leader de l’Apr Macky Sall, les responsables des mouvements citoyens, notamment, Cheikh Tidiane Gadio, Bara Tall et Serigne Mansour Sy Djamil qui a dirigé la prière du crépuscule et formulé des prières pour la réussite de la Tfm. Mais, le clou de la cérémonie a été l’annonce du «Top management» qui devra conduire Tfm vers les cimes. D’ores et déjà, retenez que le poste de Directeur sera occupé par Moustapha Diop. Il sera secondé par Aliou Ndiaye. Nommé conseiller, Mamoudou Ibra Kane sera le présentateur-vedette. Le responsable des Programmes est Bouba Ndour. Alors que le responsable de la Rédaction est Alassane Samba Diop. Aux manettes, techniquement parlant, c’est Ndiaga Ndour qui est annoncé. Comme présentateur-vedette, pour le wolof, c’est El Hadji Assane Guèye qui est mis sur orbite. Conseiller en communication de Youssou Ndour, notre confrère Charles Faye aura la lourde tâche de coacher le Desk Sport. A la station de Directeur culturel, trône Boubacar Diallo dit Boub’s. Mamadou Mbaye Garmi s’occupera de la musique traditionnelle et Kouthia de la Comédie. La Direction administrative et financière est confiée à Mme Noëlle Soulton, tandis que le responsable commercial est M. Ibrahima Dieng.

Coulisses

Que de petites galanteries, hier, à la cérémonie de lancement de la dernière-née des télévisions, la Tfm. Par exemple, lorsque Me Madické Niang, ministre des Affaires étrangères, est arrivé, en même temps que Souleymane Ndéné Ndiaye, eh bien, il n’a pas du tout zappé son prédécesseur à la tête de la Diplomatie sénégalaise, Cheikh Tidiane Gadio. Bien au contraire, ils se sont fait l’accolade. Et ils se sont mis à discuter, sans que nos oreilles indiscrètes ne puissent capter le contenu de leurs discussions. On espère qu’ils n’étaient pas tous les deux en train de comploter contre Gorgui. Deux personnalités politiques qui ont longuement discuté, dans la partie Vip des invités, c’est Serigne Moustapha Sy «Djamil» et l’ambassadeur Bernicat. On ne sait pas ce qu’ils se disaient tous les deux, mais ils ont passé un bon moment à échanger. Djamil, mobile comme il n’est pas permis, a également été aperçu en train de comploter avec… Me Aïssata Tall Sall. C’est dire qu’il y avait de l’ambiance. Sans vous parler des discussions captées par nos satellites entre les hommes d’affaires qui se sont échangé des cartes de visite à la pelle.

Mandat présidentiel

Pour vous dire qu’il y avait toute la classe politique sur place, Me Ousmane Sèye et Moussa Tine ont engagé, au moment de la rupture du jeûne, une discussion sur le mandat de Président Wade. Et Mamadou Ly de l’Afp de se joindre au débat, aux côtés, bien sûr, de Moussa Tine. «Tu sais bien que vous n’avez pas raison.» Ce qui a plutôt fait sourire l’avocat.

Affluence

Beaucoup de personnalités n’ont pas pu accéder au lieu de la cérémonie. Qui, parce qu’elles ont oublié le précieux carton, qui, parce que les lieux étaient archi-combles. Il a fallu mettre une autre rangée de chaises pour que le Pm et sa délégation puissent s’installer. Un autre gros calibre qui devait être sur place, mais qui n’a pas pu, pour raison médicale, c’est Babacar Touré, le Président de Sud-Communication. Ce dernier est malheureusement cloué au lit, après une chute. Mais comme Latif Coulibaly, Madiambal Diagne, Yaxam Mbaye et Dominique Ndécki (Rts) étaient sur place…

Ndogou

Ils avaient fait rêver tout un continent lors de la Coupe du Monde 2002. Il s’agit des Lions du football. Eh, bien, les protégés de Bruno Metsu se sont retrouvés, hier, dans un restaurant parisien, plus précisément aux Champs-Élysées, pour un ndogou dit du Club 2002. En tout cas, selon nos satellites, il y avait du beau monde dans la place : Aliou Cissé, El Hadji Diouf, Lamine Diatta, Tony Sylva, Khalilou Fadiga, Henri Camara, Pape Bouba Diop... Ce dernier, qui avait ouvert le score face à la France, lors du match d’ouverture, dira ceci : «Il faut saluer l’initiative. Cette rencontre nous a permis de nous retrouver. Certains d’entre nous ont raccroché, d’autres sont toujours en activité. Nous avons échangé sur plusieurs idées allant dans le sens de développer le football sénégalais.» Prenant la balle au rebond, le gaucher magique de l’épopée 2002 au Japon et en Corée, pour ne pas nommer Fadiga, aura, à l’endroit des uns et des autres, ces mots : «Il ne faut surtout pas qu’il y ait d’amalgame par rapport à la manifestation. Nous sommes animés d’un esprit positif. Mieux, on souhaite un bon parcours aux Lions qui vont jouer leur premier match des éliminatoires le 5 septembre prochain contre la Rdc.» Ce qui est, somme toute, compréhensible. D’autant plus qu’il y a, dans cette équipe, des joueurs de la génération 2002. C’est notamment le cas pour l’entraîneur Amara Traoré, le coordonnateur Ferdinand Coly et le défenseur Omar Daf. A noter que notre confrère Aliou Goloko était aussi de la partie.

Mgr Maixent Coly

Ordonné le 11 décembre 1993 à Ziguinchor par Mgr Augustin Sagna, Mgr Maixent Coly a été porté en terre casamançaise. C’était dans l’enceinte de l’église Saint Antoine de Padoue. «Le défunt a consacré toute sa vie dans la recherche de la paix en Casamance. Il a toujours souhaité voir cette terre, qui l’a vue naître et qu’il a aussi aimée, retrouver sa quiétude d’antan. Une paix qui doit passer inéluctablement par la volonté et l’engagement du gouvernement et du Mfdc», a déclaré le Cardinal Théodore Adrien Sarr. Il n’a pas manqué de rendre hommage au Président Wade «pour toutes les actions entreprises en direction de l’Eglise». Et de prendre en exemple la prise en charge de Mgr Maixent Coly, «depuis son transfert à l’hôpital jusqu’au jour de son décès». Venu pour présenter les condoléances du gouvernement, le ministre de l’Intérieur, Bécaye Diop, a rappelé les relations étroites que le défunt entretenait avec le Président Wade. «Pétri de qualités, il était un homme de foi, discret et courageux. Il a toujours été au-devant la scène dans les négociations de paix en Casamance. Une paix dans sa terre natale qu’il a souhaitée voir», témoigne le ministre d’Etat. Un témoignage corroboré par ceux d’autres fidèles chrétiens et musulmans venus en masse. C’est le cas de l’ex-maire de Ziguinchor, Robert Sagna, qui souhaite que «la graine semée par Mgr Maixent Coly germe». De même, regrette-t-il, «cette perte doit être une occasion pour le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) de méditer sur cette paix que tous les fils de la région souhaitent. Nous prions pour le repos de son âme et que le Seigneur l’accompagne dans son éternel Paradis». Amen.

Océan-Fm

Le moins que l’on puisse dire est que la campagne d’affichage, initiée par les travailleurs de la radio Océan-Fm, semble avoir eu des effets. Car, selon les bonnes mauvaises langues, la propre fille de Mbakiyou Faye, de surcroît secrétaire à ladite radio, a appelé le responsable de la section Synpics pour lui exprimer son mécontentement par rapport aux slogans hostiles qui ciblent son administrateur de père et le président du Sénat Pape Diop. Fatou Binetou Faye, c’est son nom, a câblé le sieur Ahmadou Diallo, pour lui dire, en wolof, ce qui suit : «Guissegoulène dara. Fou mou yame neex» (Vous n’avez encore rien vu. On vous attend de pied ferme). Pour des vertes et des pas mûres …

Emirates

Ça y est ! La compagnie aérienne Emirates va bientôt déchirer le ciel «sunugalien». «Le nouveau service de Emirates rapproche Dakar du Moyen et de l’Extrême Orient», a indiqué, hier, le premier Vice-président des opérations commerciales Afrique et Amériques d’Emirates, M. Nigel L. Page. Devant un imposant parterre de journalistes, il a annoncé que (sa) compagnie reste ouverte et disposée à apporter son aide à Sénégal Airlines. Une collaboration qui pourrait se faire par la formation de techniciens. «Nous pourrons aider à assurer une très bonne formation des pilotes de la future compagnie aérienne qui battra pavillon sénégalais. «Il reste à Sénégal Airlines d’en exprimer le besoin», a martelé M. Nigel L. Page. Aussi a-t-il souligné que la compagnie Emirates est disposée à apporter sa contribution dans la construction du nouvel Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass.

 

TROISIEME MANDAT: Il faut arrêter le soldat Wade.
Écrit par Amadou Gueye   
Mardi, 27 Juillet 2010 12:20

 

En  2012, le président de la république aura bouclé 2 mandats, un premier mandat allant de  2000 à 2007 et un second mandat allant de 2007 à 2012.  La constitution, en son article 27, stipule que le mandat du président de la République n’est renouvelable qu’une fois. Le Président ne peut donc avoir un troisième mandat.

On trouvera encore et toujours des acteurs pour s’épancher dans un débat sur les subtilités de la loi fondamentale. Ce n’est pas forcément inutile pour les universitaires. Pour les citoyens comme vous et moi, la lecture de l’alinéa 2 de l’article 27 de la constitution suffit : Le mandat du président de la République ne peut être renouvelé plus d’une fois.

Par conséquent, lorsque le président de la république annonce qu’il va briguer un troisième mandat, il va à l’encontre d’une disposition dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle participe à l’enracinement de la démocratie par l’alternance des dirigeants.

L’esprit de cette disposition est fondamental dans notre système démocratique. Nous tenons à ce que le pouvoir ne soit pas assumé de manière illimitée  dans le temps par un homme, fut-il président de la République. L’alinéa 1 de la l’article 27 introduit une première limite en fixant la durée du mandat à 7 ans. Celle-ci était d’abord de 7 ans avant d’être modifiée pour 5 ans et finalement ramenée à 7 ans, toutes modifications faites sous le régime actuel. L’alinéa 2 introduit une deuxième limite en fixant le nombre de mandats à un maximum de 2.

Si l’objectif de la disposition est de limiter le mandat du président de la République dans les limites établies par la constitution, alors il est inacceptable d’user de subterfuges pour contourner l’esprit de cette disposition. Le président doit se conformer à cet esprit qui donne force à la loi. Comme président de la République, il doit veiller à préserver l’esprit des lois, en particulier la constitution.

Le débat suscité  par le changement de  la durée du mandat du président de 5 à 7 ans a montré que le texte constitutionnel n’est pas parfait en ce qu’il peut comporter des ambigüités pour qui ne veut pas tenir compte de  l’esprit du texte. Le président a montré qu’il ne se gêne pas pour exploiter la moindre imperfection, quitte à discréditer davantage l’inamovibilité de certaines dispositions. Même les éclaircissements des rédacteurs de la constitution qui rappellent l’esprit dans lequel ils ont élaboré le texte sont désavoués par le Président de la République.

On ne peut rien attendre des juges chargés de trancher les questions constitutionnelles. S’ils ne déclarent pas leur incompétence, ils s’attachent aveuglément à une interprétation littérale étriquée  de la lettre aux dépens de l’esprit de la loi.

Finalement, les docteurs de la loi, universitaires comme magistrats de l’Etat, ne porteront ni initiative ni rappel à l’ordre au président  pour faire respecter l’esprit  d’une disposition aussi simple que la limite de 2 mandats. Ils regardent donc le président déclarer sa candidature pour un troisième mandat sans lever le petit doigt. Ils attendent surement d’être saisis pour se déclarer incompétents ou valider la candidature du président.

Au niveau des acteurs politiques, le silence est aussi assourdissant.

Du coté  de la mouvance présidentielle politique, l’argument tenu à savoir que le Président Wade est la seule constante et que sa déclaration de candidature permet de garder l’ordre dans les rangs ne tient pas devant ses propres déclarations. Lui-même présente son fils comme un candidat et se plaît à le peindre comme l’alter égo des leaders de l’opposition. Si ce n’est pas pour former les rangs derrière son fils et lui-même, cela y ressemble fort. Idrissa Seck et Djibo Kà pour ne se limiter qu’à eux, rongent leur frein, comme des enfants interdits de patiner sur une piste que seul le fils du président peut arpenter. Plus soucieux d’obtenir la confiance de Wade qu’autre chose, on ne peut donc attendre d’eux qu’ils s’avancent à la défense de la limite des mandats par le président Wade.

Dans l’opposition, la candidature déclarée est peut-être une aubaine pour certains. En effet, en refusant de le combattre sur cette question, l’opposition accrédite l’idée que le président Wade peut encore être candidat en 2012. Est-ce parce que cette candidature permet à certains de se présenter comme relativement jeunes ? Est-ce parce que Wade, objet d’un mécontentement populaire grandissant serait un adversaire idéal à battre ? Est-ce parce que Wade est un bon épouvantail pour forcer l’unité dans l’opposition? Il y a certainement un peu de tout cela.

Devant ce vide sur une question aussi fondamentale, les citoyens, hommes libres et républicains responsables doivent porter le combat.

Comment ? Une plateforme d’information, d’avertissement et de résistance doit être organisée pour arrêter le président Wade et l’obliger à respecter la limite des deux mandats.

Nous devons informer pour faire savoir à tous les sénégalais et la communauté internationale que la constitution est claire  sur l’impossibilité du président de se représenter. Il suffit de montrer l’article 27 de la constitution à un enfant de 10 ans  pour qu’il déduise la conclusion correcte sur l’inéligibilité du président à un troisième mandat. Si une mauvaise rédaction des dispositions de la constitution est la cause d’une quelconque ambigüité, il faut alors la corriger dans le respect de la disposition. Après tout, il n’appartient pas aux citoyens comme vous et moi de faire la rédaction du texte fondamental dans ses moindres lettres. Seul l’esprit des dispositions nous intéresse. Nous ne devons pas accepter de subir les imperfections du texte fondamental d’autant plus que le Président est ultimement celui qui a piloté le projet de révision constitutionnelle avec l’appui d’experts dans la matière constitutionnelle. On ne peut aussi penser que ces experts ont sciemment élaboré le texte avec la pleine conscience que dans les faits, cela peut donner 3 mandats  au président. Ce serait une contradiction avec l’esprit de l’article 27. Ce serait aussi un manquement technique puisque la transition d’un texte constitutionnel à un autre pouvait introduire les dispositions qui permettent d’éviter ces anomalies. Quelque soient les circonstances de son élaboration, l’essentiel est le respect de la disposition : 2 mandats et pas un de plus. L’information primordiale est là, elle doit être portée partout avec un plan de communication sans relâche. Pour l’heure, que chacun commence par s’informer et informer ses proches.

Nous devons avertir afin que nul n’ignore que le forcing du président est tout simplement un coup d’état en gestation. Qu’on se comprenne, ce qu’il fera  constituera un coup d’état, un coup de force pour arracher un pouvoir constitutionnel auquel il n’a pas droit. Le cas Tandja au Niger est plein d’enseignement. Si on y ajoute les schémas de succession, nous avons les germes d’une catastrophe prévisible. C’est maintenant qu’il faut agir et non après.

Nous devons résister. Si l’avertissement ne suffit pas, alors il faudra résister. Ce combat de la volonté d’un homme contre la volonté des citoyens est l’ultime épreuve qui nous tranchera. Le président à ses moyens. Nous avons aussi les nôtres.

 

 
Editorial

Anticonstitutionnellement

Il est de bon ton de rire un peu sous ca...

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